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Quelques conseils pour bien en profiter

Posted by on 9 octobre 2009

Votre bibliothèque déborde de livres sur la Route 66, vous écoutez Nat King Cole tous les matins et passez le film Cars en boucle sur votre lecteur DVD ? Il est temps d’organiser votre pèlerinage sur la « Route-mère » chère à Steinbeck ! Voici quelques conseils pour en faire une expérience vraiment inoubliable.

Quelle est la meilleure période pour y aller ?

Il n’y a pas à proprement parler de mauvaise période pour visiter la Route 66. La période idéale s’étend grosso-modo d’avril à fin septembre. En hiver, le climat est rude : la température descend bien en dessous de 0°C à Chicago, qui est alors balayée par des vents glaciaux. En outre, certains musées, attractions et autres motels peuvent fermer leurs portes ou afficher des horaires d’ouverture réduits. Mais cette saison offre de belles opportunités aux photographes.

L’été, la chaleur règne tout au long de la Route 66, jusqu’à dépasser les 40°C dans le désert Mojave : prévoyez en permanence une réserve d’eau potable dans votre voiture. Des orages et averses peuvent survenir aux endroits les plus inattendus, inondant alors les plus anciennes portions non bitumées de la 66. Tenez-vous informés des conditions météo, notamment au printemps, où ont lieu les orages les plus violents.

Combien de temps y rester ?

Deux semaines semblent le strict minimum pour effectuer le voyage… au pas de course. Pour mieux en profiter, il est préférable d’y consacrer un minimum de trois semaines. Personnellement, j’y ai passé… un mois. Cela peut paraître beaucoup, mais cela permet de séjourner quelques jours à Chicago (il y a tellement de choses à voir…) et dans la région de Los Angeles (Studios Universal, Disneyland…), tout en faisant un petit détour par Las Vegas (340 km A/R depuis Kingman).

Comment se repérer sur la 66 ?

Officiellement, la Route 66 n’existe plus depuis 1985. Et même si des nombreuses associations militent pour la remise en état de la signalisation, il est parfois difficile de suivre précisément le tracé de la Route. Pour s’y repérer sans stresser, le meilleur outil reste l’excellent guide EZ66, écrit par Jerry McClanahan et publié par la National Historic Route 66 Federation. Hélas, il est en anglais. Mais il répertorie les différents tracés de la 66, avec des indications très précises et des cartes. C’est un must have !

Avec l’habitude, après quelques jours sur la 66, vous apprendrez à repérer les «vestiges» de la Route, et saurez détecter plus facilement les bifurcations vers d’anciens tracés. Parfois, certains alignements très anciens sont à peine visibles : dalles de béton recouvertes d’herbe, rangées de poteaux télégraphiques au milieu d’un champ… Vous deviendrez vite un «archéologue de la Route 66» !

Dans quel sens l’emprunter ?

Évidemment, la Route 66 est à double sens ! Mais le «sens historique» est plutôt est-ouest : c’est la direction que prenaient les Oakies et Arkies en quête d’une vie meilleure pendant le Dust Bowl, et pour nombre d’Américains ayant grandi dans les années 50 à 70, c’était la route des départs en vacances pour le soleil de la Californie !

Mais le sens ouest-est présente un avantage… financier ! En effet, la plupart des gens louant une auto à Chicago et la déposant à Los Angeles, les loueurs proposent des tarifs plus intéressants à la minorité qui parcourt l’itinéraire dans l’autre sens. À vous de voir auprès de Hertz, Avis, Alamo et autres.

Reste que l’idéal, c’est de parcourir la Route… dans les deux sens ! D’autant que le guide EZ66 donne des indications valables quelque soit votre direction.

Quel type de voiture louer ?

N’importe quel modèle fera l’affaire, du moment qu’il a la climatisation (ce qui est quasiment toujours le cas). Néanmoins, si vous souhaitez partir à l’assaut des portions les plus anciennes de la Route 66, un véhicule un peu surélevé de type SUV (Ford Explorer…) vous facilitera la tâche. Ces portions sont souvent non bitumées : un 4X4 vous y apportera une quiétude et un confort inégalables.

Existe-t-il des formules « Route 66 » chez les tour-operators ?

Oui, certains tour-operators proposent des autotours incluant location de voiture et réservations des hôtels. Cela peut être une solution intéressante si l’on veut maîtriser son budget. Mais examinez attentivement le programme proposé : les TO abrègent souvent le voyage, sacrifiant par exemple la superbe section d’Oatman et des Black Mountains au profit de Las Vegas. L’idéal étant quand même… de faire les deux !

Et en moto ?

Je ne suis pas spécialiste (mon truc, c’est les voitures, pas les motos ! 😉 ), néanmoins certains tour-operators proposent des voyages organisés incluant la location d’une… Harley-Davidson, bien sûr ! L’idéal pour les fans d’Easy Rider

L’hébergement pose-t-il problème ?

Soyons clair : pas du tout ! Historiquement, la Route 66 a toujours été parsemée de motels. Si bon nombre ont fermé lorsque la Route a été déviée, il en reste encore quelques-uns qui ne manquent pas de charme… Vous pourrez même dormir dans un teepee ! À défaut d’être luxueux, ces endroits sont généralement propres et bien entretenus. En cas de doute, demandez à visiter la chambre d’abord.

Si ces motels « typiques » affichent complet, il est toujours possible de se rabattre sur leurs équivalents modernes : des chaînes sans surprise, offrant un service souvent basique mais des chambres fonctionnelles et propres. Suivant le type de chaîne, les prix varient. Les plus économiques sont les Motel 6, Travelodge, Super 8… L’offre est plutôt supérieure à la demande, même en juillet-août : pas besoin de réserver à l’avance ! Planifiez cependant à l’avance vos chambres à Chicago et Los Angeles, afin d’obtenir des prix plus intéressants et d’éviter de perdre du temps à chercher un hôtel dans ces villes tentaculaires…

Je ne vais pas me faire braquer/flinguer/dépouiller au premier coin de rue ?

Les États-Unis ont la réputation d’être un pays dangereux, où la criminalité fait des ravages… et c’est partiellement vrai. Certains quartiers sont a éviter une fois la nuit tombée (le Loop à Chicago, par exemple), d’autres sont à proscrire… tout le temps, comme le West Side de Chicago ou la zone au sud de la 59e rue. À Los Angeles, les quartiers de Watts, Inglewood et Florence sont de hauts lieux de la criminalité : restez sur les Interstates !

Mais ne vous affolez pas : ça se repère assez facilement. Si jamais vous vous égarez dans ce genre d’endroit, rejoignez une route principale et poursuivez votre chemin.

Pour le reste, respectez des consignes de bon sens : ne laissez pas d’objets de valeur en vue lorsque vous garez votre auto ou quand vous quittez votre chambre d’hôtel. Enfin, méfiez-vous des pick-pockets dans les zones très touristiques.

Pour les informations les plus récentes, consultez le site du Ministère des Affaires Étrangères (rubrique « Conseils aux voyageurs »).

Voir aussi :
La Route 66 de Chicago à Santa Monica
FAQ : Tout ce qu’il faut savoir sur la Route 66
Les grandes dates de la Route 66

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